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Dernière mise à jour : 01/11/2009


Aidons les enfants
de la « vallée des dieux » !

 

Sommaire


 

Résumé du projet

Au fond de la vallée de Kullu ("la vallée des mille dieux"), la petite ville de Manali, hâvre de fraîcheur et passage obligé vers le Ladakh et les vallées plus isolées de Kinnaur, du Spiti et du Lahaul, connaît depuis quelques années un développement exceptionnel. Sol fertile, temples et activités d'aventure en ont fait un véritable "eldorado" himalayen.

Sur ce tableau idyllique subsistent cependant des zones d’ombre : urbanisation galopante due à l’afflux touristique, renchérissement du coût de la vie, bouleversement du mode de vie ancestral, insuffisance des ressources agricoles traditionnelles, arrivée de travailleurs « immigrés » dont les maigres revenus ne permettent pas une intégration harmonieuse, paupérisation d’une certaine partie de la population …

Même si la grande majorité des parents réussissent à envoyer leurs enfants à l’école (publique ou privée), il existe des familles d’une pauvreté extrême, pour lesquelles l’éducation n’est pas une priorité. Ainsi, certains enfants errent dans les camps ou dans les rues ou, dès leur plus jeune âge, gardent les animaux ou encore cassent des cailloux au bord des routes : des enfants oubliés de la « bienveillance des dieux »…

Enfants des familles pauvres de la vallée de Kullu, du Lahaul, du Spiti, du Zanskar, enfants des travailleurs népalais, des camps rajasthanis, des réfugiés tibétains, enfants mendiants des rues de Manali : Maison des Himalayas ne peut rester insensible et a décidé d’agir en lançant un nouveau programme de soutien centré sur Manali.
Par vos parrainages et par vos dons, vous pouvez aider à rompre la spirale infernale de la pauvreté en permettant à ces enfants d’accéder à l’éducation et à l’espoir.


 

Détails du projet

 

Localisation

Manali (Etat d’Himachal Pradesh,Inde du nord-ouest) est une petite ville touristique située à 2.000 mètres d’altitude sur les premiers contreforts de l’Himalaya occidental, au fond de la très belle vallée de Kullu, connue dans le pays comme la « vallée des dieux ». Chaque année, lorsque la chaleur écrase les plaines, des milliers de touristes indiens viennent s’y reposer, faire leurs dévotions dans les nombreux temples hindous de la vallée et admirer les paysages de montagne qui tissent les décors des films de Bolliwood. C’est également, pour les touristes et trekkeurs étrangers, la porte vers le Ladakh ainsi que vers les hautes vallées moins connues du Lahaul, du Spiti et du Kinnaur, régions isolées de culture bouddhiste, autrefois parties intégrantes du Tibet voisin.

La « vallée des dieux », un monde idyllique mais menacé

Cet afflux touristique a provoqué dans la région, depuis une quinzaine d’années, une urbanisation galopante (environ un millier d’hôtels et d’auberges à Manali et dans les villages voisins) afin de pouvoir accueillir cette surpopulation saisonnière, des nuisances environnementales non maîtrisées, un renchérissement très important du coût de la vie pour les populations locales d’origine ainsi qu’un profond bouleversement dans leur mode de vie ancestral. Les ressources traditionnelles de la vallée (agriculture vivrière, élevage des moutons et des chèvres, culture intensive des pommes) ne suffisent plus à bon nombre de familles des villages qui, si elles le peuvent, doivent s’endetter pour investir et survivre dans la jungle touristique.

De même, le développement relatif d’une partie de la vallée attire de nombreuses populations extérieures, venues travailler dans les hôtels et restaurants, sur les chantiers de constructions de routes, ponts et bâtiments divers. Ces travailleurs, corvéables à merci, sont originaires en majorité du Népal, du Rajasthan ou du Bihar, l’un des Etats les plus pauvres d’Inde.

Les premiers laissés pour compte de ce développement mal maîtrisé sont malheureusement, bien souvent, les enfants et même si la grande majorité des familles de la vallée réussissent à envoyer leurs enfants à l’école (publique ou privée), il existe des cas de pauvreté extrême, des enfants oubliés de la bienveillance des dieux…

La situation est particulièrement critique pour plusieurs catégories d’enfants :

enfants des familles sédentaires de la région :

les enfants des familles pauvres de la vallée de Kullu, des vallées du Lahaul ou du Spiti, dont les parents n’ont pas eu la possibilité de suivre le développement économique, soit du fait d’une situation déjà précaire, soit parce que l’un des parents est décédé, soit parce que leurs maigres possessions ont été emportées par un glissement de terrain ou la crue d’un torrent (comme cela arrive trop fréquemment dans ces régions de l’Himalaya…). Les enfants sont en général scolarisés dans l’école gouvernementale locale, mais cette scolarisation peut être interrompue de manière brutale parce que la famille préfèrera qu’une gamine, par exemple, reste à la maison pour s’occuper des tâches domestiques (puisque, de toute façon, elle quittera la maison paternelle à son mariage…).

les enfants orphelins (ou semi-orphelins) d'Himachal ou du Ladakh, souvent abandonnés par l'un des parents ou par la famille, et recueillis dans les orphelinats privés ou gouvernementaux d'hImachal Pradesh.


Village typique du Spiti
Photo : Dominique Dufau


Pour certains enfants, l'accès à l'éducation est encore difficile, notamment pour les jeunes filles népalaises employées dans les champs ou les enfants des familles nomades parcourant les hauts-plateaux entre la Chine et l'Inde (Spiti, Rupshu, Tchang Tang).
Dans la plupart des villages du Spiti, l'école publique a du mal à détrôner l'école du monastère. Si tous les enfants pouvaient laisser éclater le même bonheur d'étudier que ce jeune garçon !

   

Un jeune écolier à Keylong au Lahaul
(Photo: Dominique Dufau)


Deux jeunes élèves du très ancien monastère
de Dankar (Spiti), en pleine rêverie.
(Photo : Dominique Dufau)

les enfants du Zanskar : le même problème de financement de la scolarité se pose pour certains enfants venus du Zanskar, qui sont en internat notamment dans la petite école privée de Rangri (« Himalayan Buddhist Cultural Association ») à quelques kilomètres en aval de Manali. Ces enfants, issus de familles souvent très nombreuses, viennent des villages reculés du Zanskar où ils ne retournent que l’été lorsque les chemins sont praticables. Ils commencent parfois leur scolarité très tard (c’est le cas notamment des filles) et peu poursuivent des études poussées, faute de moyens.

Merci de vous reporter à notre page "Parrainages"
si vous souhaitez aider ces enfants dans leur parcours scolaire.

enfants des familles « nomades » établies temporairement à Manali (et de ce fait impossibles à parrainer):

les enfants des travailleurs népalais (ou d’autres régions d’Inde, comme le Bihar, connu pour son extrême pauvreté), engagés dans le bâtiment ou le génie civil : certaines familles, qui vivent en général de manière saisonnière dans des bidonvilles, arrivent à inscrire leurs enfants dans de petites écoles privées ; en effet, n’ayant pas d’adresse fixe, ils ne peuvent les inscrire dans les écoles gouvernementales locales. Ces familles ont un statut très précaire car la législation en matière de droit du travail est très floue à leur égard : ils peuvent perdre leur travail du jour au lendemain, sans que leur salaire ne leur soit payé. Les enfants non scolarisés sont donc « occupés » dès leur plus jeune âge sur les routes de haute montagne aux côtés de leurs mères, ou bien livrés à eux-mêmes dans les rues de Manali…


Exemple de campement "provisoire" fleurissant au bord
des routes ou au centre de Manali, abritant des familles de
travailleurs népalais
de passage dans la région.
(Photo : HPHWO)


De nombreuses familles népalaises sont installées au Spiti
pour travailler dans les champs ou à la construction des routes
et pistes en altitude.
(Photo : Dominique Dufau)

les enfants Rajasthanis : tout un quartier de Manali est occupé par des camps de toiles où vivent, de mars à fin octobre, plus de cent familles de « gypsies » (selon l’appellation locale…) originaires du Rajasthan, dont les hommes viennent vendre des herbes médicinales et du safran aux touristes de passage dans la région. Le reste de l’année, ces familles vivent soit au Rajasthan, soit à Ludhiana (au Penjab, où ils travaillent probablement dans les champs ou dans les filatures), soit à Delhi. De culture différente des gens de la vallée, ils sont mal compris et mal acceptés, surtout lorsque un poste de télévision couleur trône sous la tente au milieu de maigres possessions. N’ayant pas d’adresse fixe à Manali, ils ne peuvent eux non plus inscrire leurs enfants dans les écoles gouvernementales locales. En général, ces enfants restent dans le camp et, par bonheur, les parents, de souche rajpoute donc très fiers, ne les envoie pas mendier.


Campement de Rajasthanis à Manali
(Photo : HPHWO)


Une soixantaine de familles originaires du Rajasthan passent huit mois à Manali, dans ces camps sommaires, dans une promiscuité totale et des conditions d'hygiène déplorables. Environ 115 enfants de 2 à 16 ans vivent là et ne sont jamais allés à l'école, les parents sont également illettrés. Un programme de scolarisation est en cours de développement pour cette communauté.

 

Campement de Rajasthanis à Manali
(Photo : HPHWO)

En septembre 2003, une enquête a été réalisée dans la totalité du camp par un membre de Maison des Himalayas, avec l’aide d’une petite ONG locale, dont le bureau est établi près de ce camp. Chaque famille a été visitée et 115 enfants de moins de 16 ans ont été dénombrés et identifiés, dont 3 seulement ont passé un ou deux ans à l’école. Les parents eux-mêmes sont totalement illettrés puisque l’enquête a révélé que deux hommes en tout et pour tout savent lire et écrire. Toutes les mères de famille interrogées ont affirmé qu’elles enverraient les enfants à l’école si une structure était mise à leur disposition. Les enfants souhaitent également aller à l’école, le besoin est donc très flagrant.

les enfants des réfugiés tibétains : de nombreuses familles tibétaines réfugiées passent quelques mois ou quelques années à Manali, dans des camps sommaires à l’extérieur de la ville, en attendant un travail ou une autre destination. La communauté tibétaine est assez importante à Manali depuis les années 60 (Dharamsala n’est pas très loin) et certaines familles ont fort bien réussi leur intégration dans la société indienne locale. Mais la vie à Manali est assez chère et, lorsque l’entraide familiale ou confraternelle ne joue pas, d’autres se retrouvent dans le dénuement le plus complet et n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans les écoles « tibétaines » ou « bouddhistes » privées qui ont fleuri autour de Manali. Dans ces écoles, les enfants parrainés par des fonds étrangers restent des exceptions.


Exemple de campement "provisoire" fleurissant au bord
des routes ou au centre de Manali, abritant des familles de
réfugiés tibétains de passage dans la région.


(Photos : HPHWO)

 

 

les enfants mendiants : ils font partie du paysage indien, personne ne s’occupe d’eux ou ne veut même les voir… Dans les rues de Manali, où les devantures des restaurants et des magasins pour touristes laissent filtrer l’attrait du monde de la consommation et du bien-être, leur présence est d’autant plus criante. Ils sont là, plus nombreux à la saison touristique, simples mendiants ou cireurs de chaussures de tous âges, réclamant de l’argent, à manger ou un simple cornet de glace, envoyés par on ne sait qui, ignorés par des parents indigents ou alcooliques. A Manali, seuls quelques étrangers s’émeuvent de leurs sourires éclatants pour peu que l’on s’intéresse un peu à eux…

Une école pour les enfants nomades de Manali

En 2003, après plusieurs longs séjours à Manali et dans ces régions himalayennes qui nous font tous rêver, une adhérente de Maison des Himalayas a pu prendre la mesure des problèmes liés à l’éducation des enfants pauvres, sédentaires ou « nomades ».

En liaison avec une petite ONG locale (HPHWO) basée à Manali, les écoles gouvernementales de la vallée (et certaines petites écoles privées) ont été visitées pour rencontrer les enseignants et identifier les enfants nécessiteux. D’autre part, une enquête a été réalisée dans le camp Rajasthani, où les besoins en matière d’éducation sont les plus criants, afin de sensibiliser les familles et dénombrer les enfants susceptibles d’être scolarisés (environ 115 enfants de moins de 16 ans en 2003…).

Evidemment, les besoins sont vastes et l’on ne peut pas régler d’un coup les misères du monde… Certains projets sont cependant fort simples à mettre en place.

L’un de ces projets, initié par une adhérente de Maison des Himalayas dans le cadre de l’ONG locale, vise la scolarisation des enfants « nomades » de Manali (Rajasthanis, Népalais, mendiants, etc.) afin de les inclure, au moins pendant leur séjour dans la région, dans un processus éducatif, de les sensibiliser à la nécessité d’apprendre à lire et à écrire ; le but est de les sortir de la rue ou des camps et d’amener les parents à les inscrire ensuite dans une école privée ou gouvernementale.

La première phase de ce programme baptisé « une école pour les enfants nomades de Manali » a effectivement démarré au début du mois de mai 2004, par l’embauche par HPHWO de deux institutrices pour la durée du programme (mai à fin octobre), la location de deux pièces pour accueillir les enfants et quelques investissements de base. Le budget a été établi, pour cette année 2004, à la somme totale et dérisoire de 2.000 euros pour les huit mois d’enseignement, pour 70 enfants (pour commencer), financé par des dons individuels.

 
Ecole d'enfants rajasthanis à Manali
(Photo : HPHWO)

  Ecole d'enfants rajasthanis à Manali
(Photo : HPHWO)
     

Ecole d'enfants rajasthanis à Manali
(Photo : HPHWO)
 
    Ecole d'enfants rajasthanis à Manali
(Photo : HPHWO)

 

Sur le terrain, avec Maison des Himalayas

HPHWO (l’ONG locale de Manali), grâce à ses contacts avec les enseignants et les travailleurs sociaux de la vallée, ses visites dans des zones plus reculées, est régulièrement sollicitée pour trouver une aide financière pour les enfants nécessiteux, soit pour acheter un uniforme d’écolier, des livres et des cahiers, des vêtements neufs, de la nourriture, le transport jusqu’à l’école lorsque cela est nécessaire, ou pour permettre à des adolescents de poursuivre leurs études au collège. Ces demandes sont ensuite transmises à Maison des Himalayas par le biais du comité de parrainage.

Afin de soutenir le programme « une école pour les enfants nomades de Manali », les membres de Maison des Himalayas peuvent soit faire un don, soit parrainer l’un des écoliers de l’école et lui fournir ainsi une motivation supplémentaire pour étudier, acquérir une formation et un métier susceptibles de briser la fatalité du nomadisme et de la précarité. En contrepartie, il sera bien entendu exigé des familles qu’elles réinscrivent les enfants parrainés dans une école de Manali ou dans un autre établissement (la remise des fonds ne pourra se faire que sur présentation du certificat de scolarité).

Sur le plan pratique, Maison des Himalayas peut compter sur la motivation de HPHWO, petit collectif de bonnes volontés locales, bien entendu entièrement bénévoles. Cette petite ONG, fondée par un Indien de la région, développe d’autres projets dans le domaine social, éducatif, environnemental, dans tout l’Etat d’Himachal Pradesh, hors de tout critère politique ou religieux (vous pouvez consulter leur site internet, en anglais : http://www.shantiom.org).

Sur le terrain, pour suivre et coordonner les actions, une adhérente de Maison des Himalayas est présente à Manali et dans la région tous les étés de fin juin à octobre-novembre. Vous pouvez la contacter à tout moment, directement par email ou par l’intermédiaire de Maison des Himalayas, pour obtenir des informations supplémentaires sur les projets en cours, sur les enfants à parrainer et sur leur suivi éducatif et social.


 

Un projet devenu réalité :
bilan de l’année 2004

 

De mai à novembre 2004, cette petite école improvisée a accueilli gratuitement une cinquantaine d'enfants (principalement du Rajasthan, mais également d’autres communautés défavorisées), auxquels deux institutrices recrutées par HPHWO ont commencé à inculquer des rudiments de discipline, de lecture et d’écriture, à la grande joie des enfants et des parents. Les progrès de ces garçons et filles, âgés de 4 à 12 ans, furent remarquables, autant par leur capacité d’adaptation que par leurs facultés intellectuelles, négligées jusqu’à présent.



Section des grands
(Photo : Dominique Dufau)

 


Le petit Lalu lit l’alphabet hindi
Photo : Dominique Dufau)

 


Vive l’école en couleur !
(Photo : Dominique Dufau)

Saraswati n’avait jamais dessiné
(Photo : Dominique Dufau)


 

Bilan de l'été 2005 :
ils savent lire !

 

A Manali, après un hier long et rigoureux, la petite école (dénommée localement « Prayas ») a ré-ouvert ses portes dès le retour des familles rajasthanies début mai. A mon arrivée début juin, j’ai constaté que le nombre d’enfants avait fortement diminué par rapport à l’année passée : certaines familles ne sont pas revenues, d’autres ont préféré faire travailler leurs enfants soit, dans la rue, à la vente de safran auprès des touristes (pour les garçons) soit, sous les tentes, aux tâches « ménagères » (pour les filles). Au cours du mois de juillet, la fréquentation est tombée progressivement à une vingtaine d’enfants. Pour le 15 août, jour de la fête nationale en Inde, après une grande opération d’information des familles rajasthanies, punjabies ou népalaises installées dans le secteur, nous avons organisé une journée « portes ouvertes » : une trentaine de nouveaux enfants sont venus grossir l’effectif, qui s’est stabilisé à 45 en fin d’été et nous avons dû embaucher une troisième institutrice locale.   

Parmi ces 45 écoliers, un groupe de 10 enfants (âgés de 10 à 12 ans), déjà présents l’an passé pour la plupart, savent maintenant lire et écrire en hindi, connaissent les bases du calcul. Ils ont également progressé dans l’apprentissage de l’anglais, notamment grâce à deux professeurs bénévoles qui leur ont consacré trois semaines de leurs congés en juillet et en août : Virginie, institutrice suisse, et John, professeur au prestigieux Eton College. Nous leur exprimons à nouveau toute notre reconnaissance pour leur dévouement et saluons leur faculté d’adaptation !

La section des grands, "promotion" 2005
Lecture
Cours d'Anglais avec John Harrisson
Variations sur le thème de la couleur 
avec Virginie Meyer
"Taj Mahal" écrit au tableau noir
par Raju: tout un symbole !
Travail sur le thème de la présentation 
individuelle, avec Virginie
Au cours de l’été, 8 enfants plus jeunes ont particulièrement bien évolué dans leur apprentissage et se sont distingués par leur attitude studieuse. L’une des institutrices les a pris en charge pour former un groupe de niveau homogène.
 
Le groupe des moyens, studieux et appliqués
Les plus jeunes, arrivés au fil de l’été, ont quant à eux appris les alphabets hindi et anglais, à compter et bien sûr à respecter une certaine discipline, ce qui a déjà représenté un sacré challenge pour la nouvelle institutrice que nous avons dû embaucher.
Nos petits, heureux d'être enfin comme tous les autres enfants...

Malheureusement, il est rare que ces enfants viennent tous les jours à l’école mais nous savons que cet absentéisme ne peut leur être reproché directement. Leur motivation ferait pâlir d’envie nos instituteurs européens ! Par contre, la sensibilisation des parents touchés par l’illettrisme représente un travail de tous les jours et nous y avons été aidés cette année par le président de la communauté rajasthanie, très soucieux de démontrer sa bonne volonté vis-à-vis des autorités locales. De multiples « barrages » sociaux et culturels (le nomadisme, la structure de la famille, les conditions économiques, le poids de la religion, le mariage des filles à l’adolescence, la méconnaissance et la peur des autres communautés, l’incompréhension de la communauté locale, la crainte de perdre une identité forte, le système des castes…  la liste est longue !) rendent pour l’instant impossible la scolarisation en continu de ces enfants et cette évolution ne se fera peut-être qu’à l’échelle d’une ou deux générations. Le principal est de donner aux enfants les armes nécessaires à leur choix de vie et à l’intégration de leur communauté dans la nouvelle « donne » de l’économie indienne.

Kalya travaillait dans la rue en début d’été, 
il a finalement préféré revenir à l’école
Saraswati (déesse de la connaissance...) 
est une élève brillante, 
malheureusement trop souvent absente
car, à 12 ans, elle doit remplacer sa mère 
et assurer les corvées quotidiennes
Raju, notre élève le plus assidu, 
est un vrai prodige. Malheureusement, 
ses parents refusent de l'inscrire à l'année 
dans une école traditionnelle, même avec le soutien financier que nous lui proposons...

J’ai remis cet été au président de la petite ONG de Manali qui gère le quotidien de cette école la somme de 2.700 euros pour couvrir le budget de l’année : location de deux salles dans un nouvel immeuble près du camp (que nous devons louer à l’année) avec des toilettes, les frais d’électricité, les salaires des trois institutrices, les livres et fournitures scolaires, quelques menues dépenses.

La générosité des donateurs et parrains de l’école, que je souhaite remercier de tout cœur, a permis de largement dépasser cette somme et le reliquat est précieusement conservé pour la ré-ouverture de l’école au printemps 2006.

Cette année, d’autres activités ont été lancées par la petite ONG : cours de couture pour femmes nécessiteuses (l’après-midi après l’école), cours d’informatique pour les étudiants des écoles environnantes, dans un petit centre informatique contigu à l’école.

Pour l’heure (fin novembre), les dernières nouvelles de Manali sont bonnes : certaines familles ont déjà quitté la vallée mais une trentaine d’enfants viennent encore à l’école. De plus, le catastrophique tremblement de terre du Cachemire a été vivement ressenti le 8 octobre, mais heureusement sans aucune conséquence humaine ni matérielle dans l’Etat d’Himachal Pradesh. D’ici une à deux semaines, les familles rajasthanies devraient quitter Manali, chassées par les premières chutes de neige, et l’école fermera donc ses portes pour quelques mois.
Neige à Manali


La saison scolaire 2006
a tenu ses promesses

Tout d’abord, un grand merci à Yannik, marraine de l’école, qui a pris l’initiative, lors de son séjour à Manali en avril 2006, de repeindre les murs de nos deux salles de classe !

Forte de ses nouvelles couleurs, notre petite école a ré-ouvert ses portes, pour la troisième année consécutive, le 1er mai 2006.

Dès la fin du mois de juin et jusqu’à la fin du mois d’octobre, Dominique a pu retrouver les enfants et passer du temps avec eux, pour les soutenir dans leur démarche éducative qui représente, pour cette communauté, une véritable innovation.

Les points forts de cette saison scolaire 2006 :

un pic de fréquentation à 50 élèves certains jours de l’été, avec une moyenne de 35 à 40 enfants de manière régulière. Certaines familles rajasthanies ont pris conscience de la chance offerte à leurs enfants, probablement sous l’influence du président de leur communauté, très réceptif aux efforts réalisés par l’ONG locale à Manali ;
   
le niveau scolaire des trois enfants les plus avancés (Raju, Arjun et Sheela) s’est nettement amélioré et leur avidité d’apprendre fait plaisir à voir ; Anoo, une bénévole locale a assuré l’enseignement en hindi, mathématiques, anglais, connaissances générales, de ces trois élèves tout au long de l’été ;
   
ces trois enfants ont pu bénéficier, tous les jours après la classe, d’une heure d’initiation à la bureautique dans le petit centre informatique attenant à l’école ; là aussi, leurs progrès furent surprenants ;
     
Sudarshna, notre deuxième institutrice a pris en charge de « main de maître » l’acclimatation à l’école des plus jeunes et des nouveaux arrivés, ainsi que l’apprentissage des alphabets hindi et anglais pour les préparer à la lecture ;
   
Kieran, notre troisième institutrice, grâce à un excellent contact avec les enfants, a assuré un enseignement pratiquement individuel à une vingtaine d’enfants de niveaux différents, afin qu’aucun d’entre eux ne se sente exclus et que chacun puisse continuer à aimer l’école à son propre rythme ; là aussi les progrès sont très encourageants ;
     
en septembre, un jeune ingénieur français, Luc Ponchon, est venu passer des vacances « utiles » à Manali et a réalisé auprès de tous les enfants un programme de sensibilisation à la démarche scientifique et à l’hygiène. Nos petits scientifiques en herbe ont totalement adhéré au programme minutieusement préparé par Luc, sur la base des propriétés de l’air, démontrées par des expériences ludiques dont le but était de développer leurs capacités d’écoute, d’observation, d’imagination, de déduction, de logique et de synthèse – bref de véritables esprits scientifiques se sont révélés au cours de ces deux semaines intenses, malgré les barrières de la langue et autres différences culturelles;
(lire le compte-rendu de mission de Luc ici)
   
Julie Skinner, institutrice britannique de passage à Manali à la fin du mois d’octobre, a également consacré quelques jours de ses vacances aux enfants de notre école et a réalisé avec eux un travail sur la maîtrise des sons (prononciation de certains sons de la langue anglaise, mais également découverte du chant) ; au grand bonheur des enfants, merci Julie !
   
une journée « portes ouvertes » a été organisée au mois d’octobre et dans ce but les enfants ont préparé et répété de courtes scènes reprenant les thèmes et jeux développés avec Luc, ainsi que des chants et des danses, des lectures de poésies et textes patriotiques…
   
fait nouveau depuis la création de notre petite école : des membres du corps enseignant public ont commencé à s’intéresser à ce programme éducatif, notamment la directrice de l’école primaire gouvernementale voisine qui a passé plusieurs heures avec les enfants et les institutrices. Elle a également proposé à certains enfants de rejoindre l’école gouvernementale à la rentrée prochaine.

Obstacles :

Malheureusement, malgré nos nombreuses discussions, les parents des meilleurs élèves ne semblent pas encore prêts à laisser leurs enfants côtoyer des enfants d’autres communautés ; ils ne souhaitent pas non plus s’engager à revenir en mars prochain afin que leurs enfants puissent passer les examens sanctionnant leur passage dans une classe supérieure. Le nomadisme et la volonté de non-intégration de cette communauté sont donc toujours les pierres d’achoppement de l’éducation des plus jeunes.
   
Les jeunes adolescentes sont définitivement écartées du processus de scolarisation par leurs familles dès qu’elles atteignent 14 ans, âge fatidique où elles sont fiancées à des hommes de la communauté et n’ont donc plus le droit de sortir de la tente familiale sans être accompagnées. Seule Sheela, dont la mère se désole parce qu’elle ne « grandit » pas et ne parvient pas encore à l’âge "adulte", a encore le droit de venir à l’école et de rêver qu’elle sera, un jour, institutrice

L’hiver venu…

La plupart des familles rajasthanies ont quitté Manali à la fin du mois d’octobre, quelques jours après la fête de Diwali.


2007 : les années se succèdent
et ne se ressemblent pas ...

Les débuts de la saison scolaire furent très prometteurs : certains parents de la communauté rajasthanie, arrivés plus tôt dans la saison (début avril au lieu de début mai), ont demandé eux-mêmes l’ouverture de la petite école « Prayas ». Signe d’évolution ? Nous en étions persuadés et heureux… Cependant, au fil de l’été, la fréquentation de l’école a connu des hauts et des bas, au gré des fêtes religieuses et pèlerinages que ces familles ont l’habitude de suivre, toute affaire cessante (y compris envoyer les enfants à l’école).

Les enfants

Parmi la quarantaine d’enfants qui ont fréquenté, plus ou moins régulièrement, l’école, nous avions toujours ce petit noyau dur de 15 enfants à la motivation sans faille, bien soutenus par leurs parents : Raju (notre petit surdoué), Ramu, Teku, Rajesh, Narayan (dit « Chunchuni »), Ashok, Maya, Rhada... Parmi les nouveaux, nous souhaitons signaler le courage et la ténacité de la jeune Mina, d’origine népalaise, qui venait tous les jours à l’école le matin et partait à midi travailler dans une famille voisine. Nitin et son petit frère Himanchu qui perdait ou « oubliait » régulièrement son cahier et son crayon et que la mère n’arrivait pas à contrôler.

Raju

Mina

Malheureusement, nous avions aussi à déplorer l’abandon de Kishan et d’Arjun (que leurs parents ont envoyé vendre du safran dans la rue) et de certaines filles les plus « âgées » (13 ou 14 ans) : Saraswati (qui avait révélé son esprit scientifique l’an passé), Sheela, « occupées » sous leur tente par les corvées familiales… Nous n’avons pas coupé le contact avec elles mais nous n’avions plus la joie de leur présence en classe.

Après maintes discussions avec certains jeunes cireurs de chaussures, promesses de leur part et rendez-vous manqués, alors que nous étions prêts à leur offrir la possibilité de venir apprendre à lire et à écrire en fin d’après-midi, la situation sur ce plan-là n’a guère évolué. Ceci témoigne de la difficulté de faire sortir ces enfants de la rue, quand l’appât du gain est là, à portée de main des touristes (certains de ces jeunes « gagnent » plus d’argent parfois en une journée que nos institutrices en un mois…). D’autres sont poussés à la rue par leurs parents ou les personnes qui s’occupent d’eux en l’absence de parents. Tant que les autorités locales ne prendront pas les mesures nécessaires pour appliquer la loi (obligation d’aller à l’école jusqu’à 14 ans), cette situation perdurera dans l’indifférence générale.

L’équipe enseignante

Ambiance studieuse avec Anjeli et Sudharshna

Anjeli corrige la copie de Chunchuni

Les maîtresses Sudharshana et Kieran (salariées) ont continué leur enseignement au sein de cette école pas comme les autres, secondées par la jeune Anjeli (bénévole, 20 ans) qui a apporté son énergie et sa vitalité à l’équipe. Début septembre, Kieran nous a malheureusement quittés pour diriger la crèche municipale de Dhungri, au-dessus de Manali, où elle est maintenant employée à plein temps, avec le statut envié de fonctionnaire. Une mère de famille en situation difficile a pris le relais pendant un mois avec les tout petits et sera remplacée l’année prochaine par une nouvelle institutrice diplômée et plus compétente.

Tout comme il est difficile d’apporter de la rigueur à certains jeunes étudiants de notre petite école, ce fut un vrai combat, sans cesse renouvelé, pour obtenir de l’équipe enseignante le respect des horaires, de l’emploi du temps, l’attention à chacun des enfants y compris ceux du fond de la classe, l’esprit de créativité – les habitudes de l’enseignement dans les écoles gouvernementales indiennes laissant une empreinte difficile à modifier.

Les bénévoles

Heureusement, nous avons eu cette saison la visite de deux jeunes et dynamiques bénévoles dont la présence a permis de développer des activités plus créatives et axées sur le développement de la personnalité de l’enfant :

tout le mois de juillet, Diane Crittin, jeune étudiante suisse de 22 ans, a secondé les maîtresses tous les matins (aide à l’écriture pour les plus petits et cours d’anglais pour Raju) et, l’après-midi, développé un petit programme permettant aux enfants de réfléchir sur leur identité, leur place dans leur communauté et dans la société, et surtout leurs droits ; avec, en alternance, des jeux éducatifs pour tout le monde ;

au mois d’août, Léa Tison, 17 ans et demi, originaire de Bordeaux, a également dédié ses vacances aux enfants de l’école : soutien aux maîtresses, séances de dessin, peinture, travaux manuels et jeux divers. Une expérience d’une grande richesse pour cette toute jeune bachelière…

Diane, émue le jour
du départ

Fabrication de masques
avec Léa

Phil le Globecroqueur en visite à l'école

 
Pour prendre connaissance de l'expérience
de Léa à l'école Prayas de Manali,
en août 2007:
cliquer ici
(dessins de Léa Tison et des enfants)

Nos amis visiteurs

Nous tenons tout particulièrement à remercier les visiteurs qui ont pris la peine de s’arrêter à Manali pour rencontrer les enfants, apporter jeux, vêtements, dons qui ont été redistribués soit à l’école soit auprès d’un petit orphelinat proche de l’école (association Radha). Merci tout particulièrement à Yannik Champalou, Valérie Birot et Bernadette Ducher, mais également à nos amis belges Françoise Paque et ses amis, et à Madame Annie Cumps pour leur générosité et leur soutien.

Une mention spéciale…

Non loin de l’école, au dernier étage d’un bâtiment privé, se trouve l’orphelinat de l’association Radha. Nous tenons à saluer le courage, la ténacité et la créativité de Madame Sudharshana Thakur, qui a créé il y a plus de dix ans ce qui devenu, au fil des enfants recueillis, une véritable famille accueillant une quinzaine d’enfants sans parents (ou abandonnés, notamment les parents divorcés ou séparés – situation malheureusement commune dans la région). Les deux-tiers des enfants sont très jeunes et sont scolarisés dans l’orphelinat, les enfants plus âgés fréquentent l’école privée DPS de Dhungri où ils bénéficient d’un très bon enseignement en anglais. Le but de cette femme de cœur est de donner la meilleure éducation possible aux enfants recueillis, afin d’assurer leur indépendance dans le futur.

Sudarshna Thakur, la "maman" de l'orphelinat Radha de Manali

De plus, Sudharshana Thakur a réussi à scolariser certains enfants des rues (mendiants et autres oubliés du système) qui habitent dans des cabanons du quartier et viennent maintenant apprendre à lire et à écrire à l’orphelinat, le repas du midi étant fourni. Une aide aux femmes non éduquées ayant des problèmes d’ordre administratif est également fournie par Sudharshana.

L’orphelinat est depuis peu reconnu par les autorités locales (mais non soutenu financièrement) et bénéficie de dons de la population locale, principalement en nature sous forme de vêtements, nourriture, équipements divers. Certaines femmes partenaires tricotent chaussettes, bonnets et gants qui sont vendus dans les boutiques de la ville et apportent un minimum d’argent frais.

Nous avons de notre côté souhaité aider financièrement cette femme dévouée, chaleureuse et généreuse en solutionnant, au moins pour quelques mois, son principal problème : dix mois de loyer ont été réglés en avance au propriétaire (y compris les retards de paiement), afin que l’hiver soit le plus serein possible pour l’ensemble de cette petite communauté si attachante.


 

2008 : Coopération transfrontière
et remise en question

Pour la 5ème "saison scolaire" consécutive, l'école Prayas a ouvert ses portes le 1er mai 2008. Entre 20 et 30 enfants fréquentent l'école, malgré l'interdiction (de plus en plus appliquée, semble-t-il, par les autorités locales) faite aux enfants de travailler dans les rues.

Une innovation intéressante, cette année : une association de jeunes bénévoles britanniques, oeuvrant dans la vallée sous le nom de "Kullu project", présents à Manali depuis le mois d'avril, viennent apporter leur complémentarité aux projets de MdH. Malgré leur très forte implication sur le terrain (voir leur blog en langue anglaise), deux bénévoles, Lynn Shuttleworht et Kevan, ont trouvé le temps de passer deux matinées par semaine à l'école Prayas pour inculquer aux enfants des rudiments d'anglais, de manière ludique et attractive.

Pendant son séjour annuel de mi-août à mi-décembre, Dominique a malheureusement été confrontée à certaines "irrégularités" financières et éducatives de la part de l'ONG locale (HPHWO). Face aux difficultés croissantes rencontrées, les maîtresses et un groupe d’enfants motivés ont souhaité faire « sécession » vis-à-vis de l’ONG locale et m’ont demandé de prendre directement en charge l’organisation des cours jusqu’à la fin de leur séjour à Manali (fin novembre).

Rhada à l'école sans murs

Rhada, déterminée contre l'adversité

Dans l’attente de trouver un nouveau local, enfants et maîtresses se sont retrouvés sur la terrasse d’une maison proche du camp, et ont profité de l’ensoleillement important pour terminer leur saison scolaire dans la sérénité et la bonne humeur. Le salaire des trois institutrices pour le mois de novembre a été pris en charge par La Maison des Himalayas. Dès le 5 novembre, la très grande majorité des enfants ont rejoint cette nouvelle école sans murs, pour le plus grand bonheur de tous. Les conditions de la scolarité de ces enfants rajasthanis restent encore à définir pour l’année prochaine, un nouveau local devant être identifié, avec si possible une bénévole locale européenne pour superviser le fonctionnement de l’école pendant l'absence de Dominique.


 

2009 : "Asha New School"
nouvel espoir pour les enfants rajasthanis

La petite école saisonnière pour enfants nomades rajasthanis, créée en 2004 à l’initiative de Dominique, a vu ses murs « éclater » au mois de novembre dernier lorsque nous avons dû cesser nos relations avec l’ONG locale chargée de ce projet éducatif. Les enfants sont repartis à la fin de la première semaine de décembre, tous décidés à réintégrer une nouvelle structure à leur retour.

Et, fidèles au rendez-vous du 1er mai, nous avons pu offrir cette année encore un lieu d'accueil et un programme éducatif renforcé aux enfants du camp rajasthani de Manali. Dominique était sur place pour la préparation de la saison scolaire et l'accueil des enfants le jour de la rentrée.

Un nouveau local, tout proche du camp, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, a été identifié et le propriétaire accepte une location pour quelques mois, de mai à décembre, pour un prix raisonnable.

Premiers jours d'école
dans la nouvelle salle de classe
Apprendre à réfléchir
avec Judith

Deux institutrices ont été reconduites dans leurs fonctions pour la saison scolaire 2009, lors d’une réunion au cours de laquelle le règlement de la nouvelle école leur a été expliqué. Un système de contrôle strict a été mis en place, notamment grâce à la présence d’une « touriste locale » suisse résidant à Manali avec sa famille et parlant hindi : en effet Judith a accepté de prendre en charge, bénévolement, la supervision du fonctionnement de l’école et des programmes. Les salaires sont versés directement par Dominique ou par Judith, et le budget total pour la saison scolaire de six mois a été chiffré à 1.000 euros.

 

Maya, 13 ans
Début mai, les températures
sont encore fraîches à Manali
Quel avenir pour Maya ?

Au 24 mai 2009, la fréquentation moyenne de l'école est de 15 à 20 enfants, avec des pics à 30 enfants. Le recrutement d'une troisième institutrice est en cours, pour prendre en charge l'un des trois niveaux scolaires et éviter que les enfants ne perdent leur motivation.

Bilan de l'été 2009

Dominique était de nouveau sur place du 11 juillet au 8 octobre afin de suivre le déroulement de ce programme ainsi que l'évolution du projet Handimachal pour enfants handicapés.

L'école a accueilli une vingtaine d'enfants en moyenne par jour, et comme toujours la fréquentation a fluctué en fonction des festivals qui animent la vie de cette petite communauté Rajasthanie à Manali. Une troisième maîtresse a pu être recrutée à partir de début septembre, la difficulté pour nos trois institutrices étant de tenter de maintenir trois groupes de niveaux homogènes afin de pouvoir assurer un enseignement cohérent. Nous remercions Judith qui a su insuffler un esprit de créativité dans les méthodes d'enseignement et permettre ainsi une plus grande interactivité entre élèves et institutrices, ainsi que des cours plus agréables et attrayants pour les enfants.

Nous remercions également les bénévoles qui sont venus apporter de l'aide à l'école, notamment Anne Gernier et Sylvie Tison. Nous vous proposons également de découvrir le travail réalisé par le photographe documentaire Quinn Mattingly sur la communauté Rajasthanie à l'occasion d'un de leurs festivals, rendez-vous sur son site: par ici...

 

Asha et le groupe des "moyens"

 

Mira et les grands

 

Les débutants avec Parul

Travail commun pour apprivoiser l'alphabet
et les couleurs !

Rien n'étant jamais simple en Inde (...), Judith a dû rentrer dans son pays d'origine fin septembre. La structure a été confiée à la surveillance du fondateur d'une petite école privée voisine : Raju, handicapé de naissance, a créé sa propre école pour enfants en échec scolaire il y a plus de dix ans, après avoir participé à de nombreux programmes communautaires dans la vallée, dont il est originaire. Il est maintenant également impliqué dans notre projet Handimachal à Kullu et sa connaissance de la communauté locale nous est d'une très grande aide.

L'école reste ouverte jusqu'à la fin du mois de novembre, certaines familles ont déjà quitté Manali pour retrouver des températures plus clémentes dans les plaines.

Angeli, notre meilleure élève pendant cette saison scolaire et aussi l'une des plus assidues :
la retrouverons-nous l'an prochain ?

Que se passe-t-il à l'orphelinat Rhada de Manali ?

Sudharshana Thakur continue à lutter contre l'adversité et le nombre des enfants accueillis dans son orphelinat s'élève maintenant à 33. Les plus jeunes sont scolarisés au sein de l'orphelinat, 11 enfants sont inscrits à l'école privée "DPS" où ils suivent un enseignement en anglais, grâce à des parrainages organisés par une association britannique et à La Maison des Himalayas. Comme en 2008, grâce à vos dons, le loyer de l'orphelinat a été pris en charge par notre association jusqu'à fin février 2010, date à laquelle Sudharshana Thakur espère obtenir un terrain à la sortie de Manali pour construire son propre bâtiment (dans un premier temps, une structure légère et provisoire en attendant de trouver les fonds nécessaires...). Nous remercions également les visiteurs de passage qui ont apporté argent, chaussures et vêtements chauds pour les enfants de l'orphelinat Rhada.


Maison des Himalayas fonde de grandes espérances sur ce programme qui, hors des courants médiatiques et des considérations politiques, raciales ou religieuses, permet d’aider diverses catégories d’enfants malheureusement laissés de côté par la plupart des organisations occidentales.

Avec Maison des Himalayas, par le biais d’un parrainage ou d’un don, vous pouvez contribuer à rompre cette spirale de l’illettrisme et de la pauvreté qui pèse sur les enfants sédentaires ou nomades d'Himachal Pradesh: enfants de la vallée de Kullu scolarisés dans divers villages et orphelinats, enfants de l'orphelinat privé Rhada (que nous essayons d'aider la plus possible en prenant en charge le loyer du bâtiment), enfants des vallées isolées du Lahaul-Spiti et du Kinnaur (mais également du Zanskar) scolarisés dans la petite école bouddhiste de Rangri. Merci de consulter notre page "Parrainages" pour connaître tous les détails.

Pour faire un don : les instructions précises sont sur notre page "Adhésions".

Par un don ou par le versement mensuel de 15 euros (le prix d’un parrainage traditionnel) sur le compte de notre association, vous pouvez également devenir parrain ou marraine de l'école "Asha New School" et assurer ainsi la pérennité de ce programme simple, dont la seule ambition est de permettre à ces enfants de vivre l’école comme une fête et comme la promesse d’un avenir meilleur.

 

 



 

Contact

Si vous êtes intéressé(e) par ce projet, souhaitez parrainer l'école, un enfant ou faire un don, nous vous remercions de bien vouloir contacter la responsable :
Mlle Dominique DUFAU
13 rue de l'Eglise 94500 Champigny-sur-Marne
Tel: +33 (0)9 51 70 25 76 (tarif local)
Mobile : +33 (0)6 79 11 02 23
de mi-juillet à début octobre (pour 2009)
à Manali (Inde) :
Mobile indien: 00 91 95 8272 6588
Par e-mail toute l'année : domidufau@free.fr

A lire aussi les "Réponses aux questions des parrains et marraines"

 

Pour tout commentaire ou question concernant ce projet, veuillez contacter Dominique DUFAU