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Dernière mise à jour : 10/12/2011

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LE PEUPLE DARDE !

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Sommaire

LE PEUPLE DARDE OU BROGPA

Les villages Dardes se trouvent au Ladakh, dans la province du Jammu et Cachemire, à l'extrême nord de l'Inde près de la frontière pakistanaise. Leur culture unique est gravement menacée depuis la partition de l'Inde puisque la majorité des villages Dardes se trouvent désormais sur le territoire pakistanais où leurs traditions n'ont pas survécu. L'isolement des villages, l'absence totale de développement et le manque de terres cultivables dans cette région montagneuse et aride y rendent les conditions de vie extrêmement difficiles.

Pour lire notre dossier sur les Dardes: Les soldats perdus d'Alexandre le Grand - Les Brogpas ou Dardes.

C'est au cours de voyages organisés par des membres de l'association qu'ont été découverts le village de Dha et la riche culture darde. Des membres de l'association ont ensuite décidé de s'investir pour aider ce peuple attachant. Même si dans un premier temps, les efforts ont été portés sur ce premier village, il est pour nous hors de question d'en rester là, et c'est aux quatre villages Dardes que nous souhaitons apporter notre aide.

Les objectifs :
- Favoriser l'accès à l'éducation des enfants dardes
- Développer l'artisanat pour rendre les villages autonomes financièrement
- Etudier les possibilités de développer l'agriculture pour préserver leur avenir
- Protéger cette culture unique

NOS ACTIONS DANS LES VILLAGES DARDES

L'accès à l'éducation et les parrainages

A) L'éducation

Afin que les villages Dardes et leur culture survivent, l'accès à l'éducation, pour les enfants, est indispensable. Ces derniers parlent à la maison un dialecte local, le Drogpa, et ne comprennent pas les instituteurs indiens nommés dans les écoles des villages qui parlent l'Hindi ou l'Ourdou. De 2001 à 2004, la Maison des Himalayas a construit dans les villages dardes trois salles de classe où les enfants de 3 à 5 ans peuvent apprendre ces langues, ce qui leur permet ensuite d'entreprendre une scolarité normale. La Maison des Himalayas y finance également les salaires de deux instituteurs.


B) Les parrainages

La mise en place de parrainages, à raison d'un enfant par famille, permet aux parents de scolariser les enfants dans les écoles primaires de leurs villages (achat de matériel scolaire, vêtements, alimentation correcte) et permet aux enfants de poursuivre ensuite leur scolarité dans des "collèges" plus éloignés.

Depuis que la Maison des Himalayas a mis en place des parrainages dans les villages Dardes, nous avons pu constater l'enthousiasme des enfants pour l'apprentissage et leur assiduité à se rendre à l'école. L'exode des familles qui quittaient leur village à la recherche d'un autre avenir s'est arrêté et certaines familles sont même revenues s'y installer de nouveau. En janvier 2010, 70 enfants Dardes bénéficient d'un parrainage.

Poursuivre la mise en place des parrainages dans les quatre villages dardes pour tous les enfants qui en ont besoin reste donc notre objectif prioritaire.

A tout âge, pour les enfants des familles pauvres, le parrainage est une nécessité. Pour les plus jeunes (dès 3 ans), il s'agit de pouvoir prendre le chemin de l'école le plus tôt possible, afin de commencer à apprendre l'Hindi et l'Urdu. Cela leur permettra d'entrer à l'âge normal à l'école primaire et de le faire dans de bonnes conditions, car comme pour tous les autres enfants, une scolarisation dès la maternelle, la pratique d'activités d'éveil et le début des apprentissages dès le plus jeune âge leur garantiront de meilleures chances de succès lors de leur future scolarité. Nous rappelons ici que les Dardes parlent un dialecte, le Drogpa, et qu'il est nécessaire pour eux de maîtriser, avant l'entrée à l'école primaire, l'Hindi et l'Urdu qui sont les langues parlées par les instituteurs nommés par le gouvernement indien à l'école publique de Dha.

Dès l'âge de 7 ou 8 ans, voire parfois plus jeunes encore, les enfants des familles pauvres ne vont plus régulièrement à l'école, car leurs parents ne peuvent se passer du maigre revenu que ces enfants peuvent assurer à la famille en gardant les animaux ou en aidant pour les travaux des champs.

Trouver des parrains et marraines pour les filles est une absolue priorité. Leur éducation est toujours considérée en Inde moins essentielle que celle des garçons : sans parrainage, dès leur plus jeune âge, elles doivent aider leur mère dans les tâches ménagères, s'occuper de leurs frères et sœurs et se trouvent très vite sans espoir d'avenir meilleur.

Assurer le parrainage des plus grands reste pour nous la tâche la plus difficile. Les nouveaux parrains préfèrent en général parrainer de jeunes enfants et la Maison des Himalayas a grandement besoin de parrains et marraines qui souhaitent aider les enfants plus âgés à mener à bien leur cursus scolaire. Si la lutte contre l'illettrisme constitue un premier objectif, nous souhaitons continuer à apporter un soutien financier aux élèves capables et désireux de poursuivre quelques années des études supérieures jusqu'à l'obtention d'une licence qui, seule, leur permettra d'obtenir un emploi stable (par exemple: devenir instituteur, obtenir un emploi au service d'une collectivité.)

C) Des actions qui portent leurs fruits

En juillet 2009, le gouvernement indien était en train de faire construire 5 nouvelles salles de classe à Dha et 3 à Lasthang, ce qui permettra aux enfants d'aller à l'école à Dha jusqu'à l'âge de 14 ans, et jusqu'à 10 ans à Lasthang.

Cette année, 10 enfants Dardes sur 12 en "10th class" ont réussi leur examen de fin d'année à l'école de Beema. C'est la première fois que les résultats sont aussi bons et, de l'avis des professeurs, c'est grâce à l'apprentissage dont ils ont bénéficié avec les enseignants de la Maison des Himalayas avant d'entrer à l'école primaire.

Le conseil de village de Dha a également mis en place une "cantine" pour les enfants. Une salle est mise à leur disposition dans le village et une cuisinière leur prépare un déjeuner les jours d'école.

Est également en construction une piste qui permettra de gagner le village de Lasthang en jeep. Tous ces progrès représentent de nouvelles chances pour les Dardes, et sont au moins partiellement le fruit du travail à long terme de la Maison des Himalayas pour ne pas laisser oublier et disparaître ces villages.

 

Les six mini-projets d'aide aux écoles Dardes (octobre 2009)

L'école de Lhastang construite en 2004 grâce à l'aide de la ville de Dunkerque

En construisant des classes et en finançant deux salaires d'institueurs, La Maison des Himalayas a rempli son objectif de scolarisation d'un maximum d'enfants dans les villages Dardes. Nous souhaitons dorénavant améliorer la qualité de l’éducation des jeunes élèves de ces écoles et de l’environnement dans lequel ils grandissent. On a pu constater qu'aux examens scolaires de l'année 2009, et pour la première fois, 10 enfants sur 12, originaires de Dah, ont réussi avec succès leur examen de fin de « 10th class » alors qu’auparavant cet examen se soldait par un échec pour la majorité d’entre eux. Les instituteurs de l’école publique considèrent que ces bons résultats sont bien dus au fait que les enfants Dardes reçoivent une petite formation avant la « 1st class » (cours préparatoire) grâce aux enseignements d’éveil et de langues dispensés par nos 2 institutes, Tsering Ladol et Tashi Tsering. La Maison des Himalayas peut donc se féliciter d’un tel succès qui nous encourage à persévérer dans notre action et à accroître nos efforts pour aider nos amis les Dardes.

Les mini-projets d’aide à l’éducation des jeunes Dardes qui animeront dorénavant La Maison des Himalayas viseront à contribuer au bon fonctionnement des écoles avec notamment les conseils avisés des membres de l’association que sont Josette Denis, Geneviève Dhainne ou Nelly Gest, enseignantes en école primaire, collège ou université.

Dans un premier temps, nous nous fixons les 6 objectifs prioritaires suivants qui semblent essentiels aux yeux des personnes concernées aussi bien chez les Dardes qu’en France :

1 - Le financement du salaire de nos 2 instituteurs (45 euros/mois/enseignant).
Les Dardes parlent un dialecte local, le Drogpa, et ne comprennent pas les instituteurs indiens nommés dans les petites écoles gouvernementales et qui enseignent en Hindi ou en Ourdou. Pérenniser ces postes d’enseignants à Dha et à Lasthang est une nécessité absolue car c’est grâce à l’enseignement dispensé par ces instituteurs que les enfants dardes, dès 3 ans, peuvent s’initier à ces langues et ensuite entreprendre dans de bonnes conditions une scolarité normale dès la « 1st class » (cours préparatoire, 5 ans).

Tashi Tsering, instituteur de Lasthang

L'institutrice Tsering Ladol avec des petits, à Dah

2 - La création d’une bibliothèque à Dah à l’intention des enfants de Dah, le plus gros village Darde, et de ceux de Baldes, Beema, Sannit et Lasthang, les hameaux de Dah, avec achat de livres pour les petits (Lower Kinder Garten) et les écoliers de la «1st class» à la «6th class». Il s’agira essentiellement de livres que l’on peut facilement se procurer à Leh. Tous les ouvrages en anglais qui pourront être apportés par les visiteurs seront également bienvenus.

3 - L’achat de matériel éducatif :
- matériel scolaire (cahiers, crayons, peintures, pinceaux …) permettant aux enseignants de proposer des activités variées et éducatives dans des conditions correctes,
- équipement pour les classes (cartes murales, tapis de sol à poser sur la terre battue ou le ciment),
- matériel de jeux et d’activités sportives (ballons, battes de cricket …).

4 - La création d’un fonds de solidarité pour les jeunes Dardes qui sont hors parrainages mais capables et désireux de poursuivre quelques années des études supérieures. Ils ont besoin d’un soutien financier afin de pouvoir continuer à étudier jusqu’à l’obtention d’une licence qui, seule, leur permettra d’obtenir un emploi stable (par exemple : devenir instituteur, obtenir un emploi au service d’une collectivité).

Lamchung Dolma, 20 ans, rêve de devenir enseignante

5 - La fabrication de confiture d’abricots de Dah : Ce projet, ainsi que le suivant, s’inscrivent dans une démarche de développement durable, et visent à montrer aux jeunes dardes qu’il n’est pas nécessaire de quitter le village pour pouvoir entreprendre et développer une activité. Après le succès du « goat cheese project », projet visant à former un groupe de villageois népalais à la production de fromage de chèvre, nous souhaitons initier la fabrication de confiture d’abricots de Dah car les villages dardes en sont producteurs, avec un premier achat de 200 pots à 60rps soit 12.000rps (180 euros) à Lhundup, un jeune villageois de Dah.

Lhundup et sa confiture d'abricots de Dah

Les pots de confiture comporteront une étiquette mentionnant que le projet est soutenu par la Maison des Himalayas dans une démarche d’aide au développement. Une récente étude de faisabilité du projet nous indique que des hôtels et restaurants de Leh, de Srinagar, de Dharamsala, etc. seraient déjà intéressés par un millier de pots de confiture d’abricots. Ce projet de création de mini-entreprise vise également à faire prendre conscience aux jeunes dardes de la possibilité et de la nécessité de valoriser leurs productions de légumes et de fruits biologiques qui sont d’une qualité unique et réputée dans cette région du Cachemire.

Une belle récolte d'abricots

6 – La fabrication d’écharpes (*) ou de sets de table (*) en laine, tissés avec les anciens métiers à tisser : Cette fabrication démontrera qu’il n’est pas toujours nécessaire de mécaniser à outrance et que tout en préservant le riche patrimoine artisanal et culturel local, il est possible pour un jeune Darde de s’assurer un revenu correct et régulier sans quitter le village et sans aller chercher du travail à Leh, la capitale du Ladakh, ou même à Delhi.

(*) Ces écharpes et sets de table seront en vente à raison de 25€ et 10€ respectivement et les bénéfices des ventes soutiendront concrètement le développement de ce projet.


Tsering, le tisserand Darde

Pour imprimer ce texte
et le bulletin de participation à retourner à Nelly Gest : ici

Nous vous remercions par avance de l'intérêt que vous porterez à nos divers projets.
Et si vous souhaitez parrainer un enfant darde, n'hésitez pas à nous contacter !

Contact pour les mini-projet dardes (et les parrainages d'enfants dardes):
Nelly Gest, 20 Quai Andrieux, 62100 Calais - nelly.gest@laposte.net

 

Le soutien de parrains belges à la communauté darde (été 2011)

Nous tenons à souligner l'action menée en Belgique par un couple de parrains, Philippe Van Der Smissen et Annie Martin, voyageurs et photographes, en faveur de la communauté darde (expositions photographiques, vente de cartes postales).

Durant l'été 2011, Philippe, Annie et leur fillette de cinq ans se sont rendus dans la vallée de Dah Hanu, au village de Garkhon pour rencontrer leur filleule Dawa Dolma. Vous pouvez lire leur compte-rendu sur le blog d'information de notre association, sur cette page:

http://maisondeshimalayas.over-blog.com/article-chez-les-dardes-du-ladakh-une-rencontre-inoubliable-91976116.html

Voici un témoignage complémentaire, dans lequel ils nous expliquent leur action :

"Avant notre départ, nous avions lancé une action « Vente de cartes postales » au profit des écoles des villages Dardes. De retour sur Leh et en concertation avec Nelly Gest de La Maison des Himalayas, avec M. Subhan nous sommes allés déposer l’argent récolté à la banque. L’idée était d’acheter des matelas et tapis de revêtement pour les sols en béton des classes de Hanu et de Baldesh afin que les enfants puissent s’asseoir autrement que sur le béton, en particulier l’hiver où les températures sont très basses. Nous savons maintenant que les achats ont été faits (facture et courrier envoyés par M. Subhan) et que la population est ravie de ce nouvel équipement !
L’action continue… les besoins en matériel dans les écoles sont évidents, nous serons heureux de pouvoir participer modestement à l’amélioration des conditions de vie scolaire des enfants !
"

Philippe Van Der Smissen et Annie Martin




POUR EN SAVOIR DAVANTAGE

Historique de la construction des salles de classe

Les joueurs de cricket face à deux des classes construites par Maison des Himalayas
L'école de Lhastang (hameau de Dah) construite grâce à l'aide de la ville de Dunkerque

- En 2001 construction de la 1ère salle de classe à Dha. Tsering Ladol en est l'institutrice, rémunérée par la Maison des Himalayas.

- En 2003 construction de la 2ème salle de classe à Dha en remplacement de la classe de l'école publique qui avait été bombardée en 2001 durant la " guerre de Kargil " (les villages Dardes ont été régulièrement victimes des affrontements entre l'Inde et le Pakistan, dont la frontière est peu éloignée). Un instituteur est nommé par le gouvernement Indien dans cette classe.

- En 2004, construction de la 3ème salle de classe à Lhastang, un hameau de Dah. L'instituteur actuel,Tashi Tsering, rémunéré par la Maison des Himalayas est Darde tout comme Tsering Ladol.

Financement de la réparation du chemin principal d'accès au village suite aux bombardements de celui-ci en mai-juin 1999 (affrontements sur la ligne de contrôle (LOC) indo-pakistanaise)

Construction d'une mini déchetterie

Mini déchetterie de DhaA Dha, en août 2002, les habitants de Dha aidés par des membres de la Maison des Himalayas ont réalisé une mini déchetterie. Tous les habitants du village ont ensuite ramassé tous les détritus qui jalonnaient les chemins et champs de Dha. Tsering, le stagiaire "métier à tisser" de Dha, est aussi devenu le "cantonnier" du village à raison de 3h par semaine. Ainsi, il ramasse les détritus, les trie et surtout stocke les piles et batteries dans un endroit sec. La Maison des Himalayas a aussi financé l'achat de poubelles.

Financement de la reconstruction de 4 maisons emportées par un éboulement de terrain à Dha en 2003.

Santé

Notre association s'est toujours donné comme objectif d'utiliser une partie des fonds dont elle dispose pour faire face aux aides d'urgence.

Nous avons financé l'achat de prothèses pour Mingmar, un jeune réfugié Tibétain et pour Lhamo une jeune Zanskarie qui, dans une habitation sans chauffage l'hiver, a eu les pied gelés et en a perdu l'usage. La Maison des Himalayas a ensuite organisé l'accueil de Lhamo et de sa sœur Sangay au TCV (Tibetan Children's Village) de Choglamsar.

La Maison des Himalayas a de même pris en charge à plusieurs reprises des frais d'hospitalisation et des interventions chirurgicales pour des enfants et des habitants des villages Dardes. Les efforts les plus récents de l'association se sont portés sur Spalzes Angmo une fillette souffrant de rachitisme et de malformations. La Maison des Himalayas a au cours de ces dernières années financé pour Spalzes plusieurs interventions chirurgicales dans un hôpital de New Delhi, les frais de séjour de son grand père qui l'accompagnait à Delhi, et ensuite l'accueil de Spalzes dans un centre de rééducation.

Spalzes Angmo est depuis fin décembre 2009 prise en charge grâce à la Maison des Himalayas dans un centre d'accueil à Dharamsala, en l'attente des décisions des médecins de l'hôpital de New Delhi sur l'opportunité et la nécessité de nouvelles interventions et de nouveaux soins.

Actions ponctuelles

D'autres aides ponctuelles de partenaires ou de membres donateurs de l'association ont permis:
- de rechausser, en août 2002, tous les enfants de Dah avec des chaussures de qualité achetées à Leh.
- de remettre aux enfants de Dah, des livres, des cahiers, des crayons et des stylos, qui avaient été collectés par des élèves du Lycée agricole d'Hazebrouck (59) en août 2002
- d'offrir, en août 2004, plus de 100 kg de matériel scolaire aux élèves de Dah et de Beema.

CONCLUSION

Les danses traditionnelles dardes, leur chants et musiques, leurs costumes, leur dialecte, leur façon de vivre en lien direct avec la nature, font que nous avons dans le village de Dah considéré comme capitale culturelle, ainsi que dans les 3 autres villages dardes, tous les attributs d’une culture unique qui est menacée si rien n’est fait afin de la préserver.

L’aide apportée aux Dardes par la Maison des Himalayas ne pourra être pérennisée que si d’autres organismes, associations ou particuliers, aident ce peuple à conserver son identité culturelle.

 

 
Pour tout commentaire ou question relatifs à ce chapitre, veuillez contacter Nelly GEST

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